auteurs

Henri F. Albert

Reçu à Polytechnique en 1939, il fait sa carrière dans le corps des Ingénieurs militaires des poudres jusqu’en 1973. À cette date, il intègre le groupe Thomson-CSF jusqu’en 1985. Parallèlement, il est élu juge consulaire au Tribunal de commerce de Paris dont il devient vice-président en 1995. Il a consacré les dernières années de sa vie à l’histoire de la famille Albert, une vieille famille briançonnaise dont il est issu, notamment François (1742-1820), avocat du roi puis procureur impérial et Aristide (1821-1903), chantre du Briançonnais.

Raphaël Blanchard

En marge d’une carrière de médecin et de chercheur spécialisé dans les parasites et les maladies tropicales, il a réalisé au cours de ses séjours à Briançon - il avait épousé une fille Chancel, au temps de la splendeur de l’usine de peignage de soie de la Schappe - une série d’études intitulées L’Art populaire dans le Briançonnais. La première, Les Cadrans solaires (1895) est la première manifestation du renouveau d’intérêt pour ces œuvres modestes qui décorent l’habitat briançonnais. Il étudie par la suite la danse des épées de Pont-de-Cervières, Le Ba’Cubert (1914) et commence une longue série ambitieuse sur les peintures murales des édifices religieux, Les Péchés capitaux. que son fils Camille a poursuivie après son décès.

Charles Crozat

Charles Crozat appartient à une famille de médecins. Après des études à la faculté de Lyon, il effectue son service militaire au fort de l’Olive en Briançonnais puis à l’hôpital d’Annecy. En 1914-1918, il est médecin-major dans les Ardennes, en Champagne et en Alsace. En 1919, il s’installe à Givors, où il participe à la politique locale et à la vie associative, notamment celle des Anciens Combattants. Les lettres du fort de l’Olive seront d’abord publiées dans un journal - Le cri de Givors - avant d’être reprises en volume en 1936.

Frederick Gardiner

Armateur de son état, il a comptabilisé au cours de 46 saisons d’alpinisme 1200 ascensions, essentiellement dans les Alpes, mais pas seulement, puisqu’il a réalisé avec Horace Walker la première de l’Elbrouz, en 1874, et qu’il s’est approché de l’Everest en 1913. Comparé à ses contemporains, à son ami Coolidge par exemple, il a peu écrit de récits de courses ou de souvenirs. C’est une des raisons de sa moindre notoriété. Il est l’un des premiers, par défi sportif, avec ses amis Charles et Lawrence Pilkington, à pratiquer l’alpinisme « sans guide » ce qui, pour l’époque était considéré comme un « défi à la raison ».

Paul Guillaume

Ordonné prêtre en 1875, il fut archiviste du département des Hautes-Alpes de 1879 à 1913. Il s’efforça d’accroître le dépôt dans l’établissement mais aussi de faciliter l’accès au archives en publiant, à partir de 1887, 15 volumes d’Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790. C’est afin de publier le plus grand nombre de documents conservés aux archives qu’il crée en 1897 les Annales des Alpes. Il fut l’un des fondateurs de la Société d’études des Hautes-Alpes.

Paul Guillemin

Pionnier de l’alpinisme en haut Dauphiné, il a contribué à organiser et à former les guides de l’Oisans et à la construction d’un réseau cohérent de refuges facilitant l’accès à la haute montagne. Il est un membre important et prolifique de cette riche génération d’alpinistes et d’écrivains (Ferrand, Coolidge, etc) qui rendirent populaire la pratique de la montagne, sans la séparer de l’histoire de ses hommes et de ses vallées.

César Mouthon

Originaire de Villar-sur-Boège, près d’Annemasse (Haute-Savoie), il est reçu premier à l’École fromagère de Poligny (Jura). En 1900, il lui est proposé de diriger la fruitière - coopérative laitière et fromagère - de Névache. Ayant rencontré dans ce village sa future épouse, Catherine Faure, il entreprend, confiant dans l’avenir du tourisme, de construire un hôtel, le Grand Hôtel de Névache (aujourd’hui La Découverte), 26 chambres sur 3 étages, selon les normes du Touring Club et ouvert en 1907.

Félix Neff

Après avoir prêché l’Évangile dans les cantons de Genève, Neuchâtel et Berne, il effectue en 1821 un remplacement à Grenoble et à Mens en Trièves. Consacré comme pasteur en 1823 à Londres, il est nommé dans une paroisse qui va de Saint-Laurent-du-Cros en Champsaur aux vallées du Queyras et de Freissinières. Parcourant 1400 km par an et ne couchant jamais plus de cinq nuits dans le même lit, celui qui est surnommé « l’Apôtre des Hautes-Alpes » prêche le Réveil de la foi. Il s’attache particulièrement à Freissinières et à son plus haut hameau, Dormilllouse. Son œuvre n’est pas seulement religieuse mais éducative et économique. Il crée une école pour les régents de villages et enseigne les techniques agricoles (taille des arbres, fumure, irrigation). Son œuvre, popularisée par la publication de sa correspondance et plusieurs hagio-biographies, est reconnue en Suisse, en Hollande et en Angleterre. Elle est célébrée par les peintres et écrivains britanniques qui visitent, à partir des années 1830, les « vallées vaudoises ».

Maurice Pons

C’est Névache, le berceau familial, qui lui a inspiré le cadre de son roman Les Saisons (1965). Avec quelques aménagements. À une saison des pluies qui dure 18 mois succède une saison de glace qui en dure 40. On n’est pas loin de la remarque d’un habitant de cette vallée qui disait : « Il n’y a que deux saisons ; l’hiver passé et l’hiver à venir. » Dans cet univers impitoyable arrive Siméon. Il vient de loin, là où il a connu « d’abominables horreurs ». Ce n’est pas un touriste, seulement un étranger. « Ne croyez pas que je voyage pour mon plaisir. J’émigre, voilà tout. » Il est même étranger à un autre titre, sa profession d’écrivain, inutile au pays des lentilles. La nouvelle La Vallée est la préfiguration de ce roman. Mais à tous ceux qui apprécient et recherchent les histoires de « Dames blanches », Mademoiselle B. apporte, loin du Lautaret, du Pelvoux, de quelques lacs et de ses autres hauts lieux d’apparition, des informations précieuses sur le mode de vie terrestre de la « créature ». Contrepoint des dames blanches entrevues entre deux bourrasques de neige, saisies par un pinceau de phares faiblissant, voici une dame blanche domestique, casanière même, occupée à des travaux d’aiguilles, derrière les volets de fer de sa petite maison. Chacun, à ses risques et périls, peut aller visiter la dame, énigmatique, fascinante et mortelle. Tout au long d’une œuvre rare, M. Pons a joué d’un fantastique poétique, à mi-chemin de deux mondes qui se ressemblent, comme les deux versants d’une même frontière. « Pour moi, dit-il, le fantastique ne constitue pas un univers différent du monde réel, il est une dimension autre de cette même réalité. »

Wladimir Rabinovitch

Wladimir Rabinovitch - Rabi de son nom de plume - est né à Vilna, en Lituanie, en 1906. Il arrive à Paris en 1910 et devient avocat en 1930. Radié du barreau en 1940, en raison des lois de Vichy, il est réintégré en 1944, mais choisit alors la magistrature. Après quelques mois à Die, il est nommé à Briançon, où il exercera jusqu’en 1973.
Écrivain, auteur d’essais et de pièces de théâtre, critique littéraire (Anatomie du judaïsme français, Minuit 1962 ; Pierre Goldman, l’homme qui est entré dans la loi, La pensée sauvage 1976 ; Un peuple de trop sur la terre ?, Presses d’aujourd’hui 1979), polémiste (dans Le Monde et Esprit), pionnier du droit de la montagne (Les sports de montagne et le droit, Éditions techniques 1980) il a laissé un important journal et deux œuvres de fictions, La vierge aux cravates et Le journal d’un juge.
Wladimir Rabinovitch est mort en 1981 dans un accident de la route.

1 | 2

points de vente

Librairie Les Arcades

Le Bourg, 05460 Abriès
Tél : 04 92 55 45 12

le blog

  • Le 20 juillet 2017 | Dédicace Alain Rota et Michel Floro
    -> Alain Rota et Michel Floro en dédicace de leur dernier livre, Bâtons dans les (...)
  • Le 1er mars 2017 | Revue de presse
    -> On parle des éditions Transhumances dans la presse. Retrouvez ci-dessous (...)
© éditions transhumances 2017 | catalogue | contact | mentions légales | propulsé par spip